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lundi 25 mai 2015

Un brin de culture pour Pfingsten

À l'occasion de la Pentecôte (Pfingsten), il y a, dans la petite ville de Oelde, une "Pfingstenkranz". Il s'agit d'une tradition très particulière, pratiquée seulement dans cette ville.
Un "arbre" est installé dans une place publique, souvent près d'une église. En après-midi, après la messe, le fermier (Bauer) arrive avec sa femme (Bauerin) pour dancer et chanter autour de la Pfingstenkranz. Les chansons sont évidemment en bas-allemand (Plattdeutsch), un dialecte se rapprochant du néerlandais.
Dans l'une des chansons populaires, les gens (surtout les enfants) se tiennent par la main et dansent en rond. Puis, le fermier se met à chanter et à pointer des gens dans le cercle en les désignant ainsi par des objets de la maison et de la ferme (vache, poussette, enfant, jambon...).
L'an dernier, alors que c'était ma première journée en Allemagne et que je ne comprenais pas tout, je me suis fait nommer "Pisspott" (pot de chambre)!

Une des Pfingstenkranz avec le fermier et sa femme

Voilà à quoi ressemble la chanson:
Chor: O Buer, wat kost' Ju Hei? O Buer, wat kost' Ju Hei? O Buer, wat kost' Ju Kirmeshei,
Et gäiht so viel fö Kirmeshei, O Buer wat kost' Ju Hei?

Bauer: Min Hei, dat Kost' ne Kraun, Min Hei, dat kost' ne Kraun, Min Hei, dat kost' ne Kirmeskraun,
Et gäiht so viel fö ne Kirmeskraun, Min Hei, dat kost' ne Kraun!

Chor: Ju Hei is viel to düer, Ju Hei is viel to düer, Ju Hei is viel to kirmesdüer, Et gäiht so viel fö kirmesdüer,
Ju Hei is viel to düer!

Bauer: Min Hei is nich to düer, Min Hei is nich to düer, Min Hei is nich to kirmesdüer! Et gäiht so viel fö kirmesdüer,
Min Hei is nich to düer.

Chor: Nu gifft den Buer ne Frau, Nu gifft den Buer ne Kirmesfrau, Et gäiht so viel fö ne Kirmesfrau,
Nu gifft den Buer ne Frau!

Bauer (zeigt auf ein Mädchen im Kreise): Dat is min läiwe Frau, Dat is min läiwe Frau, Dat is min läiwe Kirmesfrau,
Et gäiht so viel fö Kirmesfrau, Dat is min läiwe Frau, ...




mercredi 8 avril 2015

Ostern: À la recherche des oeufs de Pâques

Nos oeufs de Pâques peints, prêts à être mangés!
En Allemagne, Pâques est une fête bien plus grosse qu'au Québec. Ici, Pâques est presque plus important que Noël! Pâques est une fête du renouveau, qui acceuille le printemps et qui marque le début de quelque chose.
D'abord, après le Karneval, c'est le mercredi des cendres, date à laquelle débute la période de jeûne. Beaucoup d'Allemands (plutôt les catholiques pratiquants) se privent donc de choses qu'ils aiment, comme de sucreries, d'alcool ou même de viande.
L'une des stations de notre chemin de croix
Un peu moins de quarante jours plus tard vient le Jeudi saint (Gründonnerstag), soit le dernier souper de Jésus avec ses apôtres. En cette occasion, nous sommes allés à la messe, la première partie d'une trilogie. La messe a duré presque trois heures! De plus, douze personnes dans l'église se sont fait laver les pieds par le prêtre.
Le lendemain, c'est le Vendredi saint (Karfreitag), jour où Jésus est mort sur la croix. C'est pourquoi, nous avons fait un chemin de croix (Kreuzweg). Pendant cette journée, nous avons aussi peint des oeufs à la coque pour Pâques. De plus, nous avons cuisiné un délicieux gâteau pour le dimanche, soit une Sachertorte. Nous nous sommes par contre épargné la deuxième partie de la messe.
Chandelle de Pâques
Pour le Samedi saint (Karsamstag), nous avons cuisiné un agneau de Pâques (Osterlamm). Ce n'est pas de la viande, mais bien un gâteau à la pâte d'amande (Marzipan)! Nous sommes par la suite allés à la dernière partie de la messe, jusqu'à minuit, pour fêter la résurrection du Christ. C'était très spécial. Lorsque nous sommes entrés dans l'église, toutes les lumières étaient éteintes. Puis, nous avons allumé des chandelles et avons célébré la moitié de la messe seulement avec cette lumière. À la fin de la cérémonie, vers minuit, nous sommes allés, avec une partie de la paroisse, à l'"Agape", où nous pouvions déguster des oeufs à la coque et enfin manger tout ce que nous voulions!
Enfin, pour Pâques, nous avons déjeuné nos superbes oeufs (encore des oeufs!) et nous sommes partis à la recherche des oeufs en chocolat cachés dans la maison. Je crois d'ailleurs que nous en avons oublié un ou deux et qu'ils sont toujours cachés quelque part... Le dimanche soir, il est aussi possible d'aller à un "feu de camp de Pâques" (Osterfeuer). Par contre, celui où nous voulions aller avait déjà été brûlé par accident quelques semaines auparavant.
Et biensûr, le lundi de Pâques est un jour férié, donc nous avions congé!
Je peux comprendre pourquoi Pâques est tant apprécié ici. Les traditions allemandes pendant cette fête sont bien plus belles que celles au Québec! Noël reste par contre ma fête préférée!

Nos deux Lämmchen (agneaux de Pâques)


samedi 7 mars 2015

Les cours d'allemand

Après avoir fait mon premier cours d'allemand en Allemagne (j'avais déjà des cours au Canada), j'ai décidé de poursuivre les cours avec le niveau C1! J'ai donc 1h30 de cours par semaine jusqu'au mois de juin!
Au début, je n'étais pas certaine si je devais prendre le cours C1 ou pas. Il faut dire que je n'apprends l'allemand que depuis deux ans! (avec plus de 6 mois en immersion totale, mais bon...) J'ai tout de même tenté ma chance et j'ai bien fait. Même si j'apprendrais surement plus vite toute seule à la maison, je rencontre des gens et ça me fait sortir un peu, voir autre chose que le travail. J'ai même songé, avec une amie, d'aller plutôt dans le cours C2 parce que le rythme du cours est plutôt lent (il est arrivé qu'on fasse un retour sur le devoir pendant une heure...). Nous nous sommes par contre dit que le cours était ainsi. Il faut par contre dire que certaines personnes dans ce niveau ne devraient pas y être... Ils posent des questions du genre "est-ce que je peux écrire ça comme ça?" alors qu'il s'agit d'un verbe irrégulier. Je juge qu'au niveau C1, il est primordial de savoir ça...
Mais bon, j'ai tout de même du plaisir à apprendre et c'est différent. Je vous conseille la VHS, même si l'apprentissage se fait très lentement (un an pour A1, un an pour A2, un an et demi pour B1, un an et demi pour B2... ça fait cinq ans pour se rendre au niveau que j'ai atteint en deux ans...).

Bon apprentissage à tous ceux qui veulent découvrir cette magnifique langue! 

mercredi 18 février 2015

Karneval: Helau!

Le char allégorique de la princesse à Sünninghausen
Toutes les années fêtent les allemands le fameux carnaval! Il s'agit en fait, à la base, d'une fête religieuse précédent le mercredi des cendres, date à laquelle le carême débute. Pendant cette fête, on profite des derniers jours où l'on peut manger des sucreries et boire de l'alcool.
Mais que font-ils exactement pendant le carnaval?
Officiellement débute la saison du carnaval le 11 novembre à 11h11 afin de préparer les gens à Noël et à cette période de fête. Par contre, les allemands fêtent "réellement" le carnaval à partir de la "Weiberfastnacht" (Il s'agit d'une journée de carnaval, le jeudi précédent le mercredi des cendres, réservée aux femmes. Lors de cette journée, il est déconseillé aux hommes de porter une cravatte, puisqu'ils se la feront peut-être couper!).
Puis, il est possible pendant cette période de regarder différents spectacles à la télé provenant des grandes villes comme Cologne, Aix-la-Chapelle, Mainz et Düsseldorf. Ils comportent de la musique, de la danse, des discours parfois politiques, parfois humoristiques, mais surtout une atmosphère agréable et des gens costumés.
Sinon, il est possible d'aller voir des défilés avec des chars allégoriques, des fanfares et des groupes à pieds. Les participants lancent des bonbons aux spectateurs tout en criant "Helau!" (en Westphalie) ou "Alaaf" (à Cologne et à Aix-la-Chapelle). Chaque région possède son propre "Narrenruf" (cri de carnaval). Évidemment, il est inévitable de se déguiser pour se rendre à ce genre d'événement! (et d'apporter un sac afin de ramasser des bonbons hihihi!). La soirée peut se conclure sous une immense tente, accompagné de musique et de gens légèrement enivrés.
Bref, la période du carnaval est un temps festif et rempli de joie!

Un groupe à pieds, imitant des montagnes russes

Un groupe de "Funkenmariechen" (majorettes)

Un char allégorique de Vikings

Une fanfarre

dimanche 28 décembre 2014

Noël en Allemagne

Les traditions de l'Avent sont nombreuses et importantes en Allemagne: les marchés de Noël, le Saint-Nicolas, les calendriers de l'Avent... 
Tout cela pour un événement encore plus important: Noël.

Beaucoup de gens m'ont demandée: "Retournes-tu chez toi pour le temps des fêtes?" 
Je trouvais cette question un peu bête, mais j'ai tout de même répondu chaque fois la même chose: "Non, je veux voir comment est Noël en Allemagne, pour voir la culture et tout". 
Je ne suis pas en Allemagne pour rien: je veux apprendre la langue du pays et pour cela, quoi de mieux que de découvrir la culture!

Me voilà donc, un 24 décembre dans une famille allemande. J'y ai vécu le véritable déroulement du jour, que chaque enfant doit vivre. 
La veille, ils avaient fermé le salon à clé (ici les pièces sont souvent séparées par des portes... il est plus rare d'avoir un salon-cuisine à air ouverte) et bloqué toutes les ouvertures afin qu'il soit impossible de voir quoi que ce soit. Il fallait laisser l'enfant Jésus (oui, parce qu'ici c'est lui qui apporte les cadeaux, et non le père Noël) faire son travail!
Le matin du 24 décembre, de la paille prenait place devant la porte du salon: l'enfant Jésus avait été dérangé durant son travail et avait dû partir rapidement!
Enfin, le soir du 24 décembre, on ouvrit les portes du salon où se dressait le sapin de Noël décoré, les décorations et une table déjà prête. Puisque le souper était déjà prêt, nous nous sommes mis à table. Nous avons mangé du boudin blanc allemand (saucisse blanche = Weißwurst) servi avec des patates rondes au persil et de la choucroute (ainsi que des carottes et petits pois, et du broccoli pour les difficiles). Pour dessert, il y avait une délicieuse crème à l'ananas (je dois demander la recette!) et des Plätzchen, évidemment.
Par la suite, nous avons chanté des chansons de Noël et ouvert les cadeaux. Enfin, nous sommes allés à la Christmette (messe de minuit), suivi d'une fête entre amis.
Quand aux deux autres jours de Noël (le 25 et le 26 décembre), nous avons mangé beaucoup de gâteaux (Stollen, Rotweinkuchen, Baumkuchen...) et de Plätzchen (Vanillekipfer, Dominosteine, Lebkuchen, Printen, Spritzgebäck...). J'ai aussi goûté à l'autre repas traditionnel allemand de Noël: le canard. Ce plat était servi avec du chou rouge (lecker!), des patates pilées et une sauce aux Spekulatius (!). Nous avons aussi évidemment passé du temps avec la famille, dont un après-midi avec les grands-parents.

Noël en Allemagne fût donc très intéressant (même sans neige! hihihi!) et j'ai beaucoup appris de la culture allemande.


Frohe Weihnachten!

lundi 22 décembre 2014

Weihnachtsmarkt (Partie 4): Aachen & Köln

Samedi dernier, je me suis rendue à deux autres marchés de Noël! (Eh oui! Les derniers, malheureusement...)

L'entrée du marché de Noël de Aachen, gardé par deux Printenmänner
Nous sommes d'abord allés à celui de Aix-la-Chapelle (Aachen). Puisque c'était la dernière fin de semaine, la place était pleine à craquer. Il était presque impossible de se faufiler entre les gens.J'ai trouvé ce marché de Noël très beau (le plus beau jusqu'ici!) et très chaleureux même s'il était très achalendé. J'y ai aussi goûté pour la première fois des Aachener Printen. C'est un peu comme du pain d'épices, mais avec des morceaux de sucre à l'intérieur (et le goût est évidemment différent).

Plein à craquer...

La beauté et le charme du marché de Noël de Aachen le soir, lorsque tout est illuminé
  **********

L'entrée du marché de Noël am Kölner Dom
Sur le chemin du retour, nous devions changer de train à Cologne et nous avons pensé que ce serait une bonne idée de faire un tour du marché de Noël sur la place de la cathédrale. Nous avions donc 40 minutes pour nous balader à travers la masse de gens présente (il y avait autant de personnes qu'à Aix-la-Chapelle, si ce n'est pas plus puisqu'il y avait un spectacle sur place). Le marché était tout de même beau, mais peut-être pas assez traditionnel à mon goût.

Le sapin de Noël avec les huttes modernes du marché

Des guirlandes de Noël

lundi 15 décembre 2014

Weihnachtsmarkt (Partie 3): Oelde & Wiedenbrück

Au cours de la fin de semaine passée, j'ai visité de petits marchés de Noël. Malgré leur grosseur, ils étaient tout de même remplis de visiteurs.
À Oelde se tenait un groupe de musique qui interprétait des chansons modernes que l'on entend à la radio. Ce band était vraiment bon. J'ai aussi dégusté un chocolat chaud à l'Amaretto. De plus, quelques semaines auparavant, au marché de l'avent de cette même ville, j'avais testé un menu typique wesphalien, le Möpkenbrot. Je n'ai par contre pas vraiment aimé.

Le marché de Noël de Oelde sous la pluie le vendredi. Le samedi, la météo était avec nous!

Quant à Wiedenbrück, c'était bien, mais la musique était moins bonne. Il y avait un groupe de blues/jazz qui n'était pas à la hauteur de celui de Oelde. J'y ai dégusté des Reibekuchen (galettes de pommes de terre) et j'ai enfin goûté à ces fameuses pommes trempées dans le sucre qu'on voit dans tous les événements de ce genre. Je déconseille totalement ces pommes, à moins d'aimer les pommes molles et pâteuses.

Le marché de Noël de Wiedenbrück avec sa pyramide de Noël

Bref, je trouve intéressant de voir des marchés de Noël plus petits puisqu'il s'agit d'une ambiance différente des gros marchés touristiques.

lundi 8 décembre 2014

Weihnachtsmarkt (Partie 2): Paderborn

Une partie du marché de Noël sur la place de l'hôtel de ville
La cathédrale illuminée pour l'Avent

Aujourd'hui, j'ai fait la visite du marché de Noël à Paderborn. Après Dortmund, c'est très différent. Évidemment, c'est plus petit, mais c'est peut-être mieux ainsi, puisque ça rend l'ambiance plus intime. C'est tout de même très beau, et il y a tout ce qu'il faut pour un marché de Noël parfait. L'hôtel de ville affiche même un superbe calendrier de l'avent à travers ses fenêtres.
J'ai aussi goûté à un Weiß-Glühwein (un vin chaud fait à base de vin blanc). Préférant le vin blanc au vin rouge, j'ai aussi préféré ce vin chaud (même s'il est possible d'aimer le Glühwein, tout en n'aimant pas le vin rouge).
Si vous voulez voir ce marché de Noël, c'est encore possible jusqu'au 23 décembre! 


Le marché de Noël sur la place de la cathédrale


L'hôtel de ville et son calendrier de l'Avent


vendredi 5 décembre 2014

L'expérience du Feuerzangenbowle

La couverture du fameux film

Le Feuerzangenbowle est une boisson allemande alcoolisée traditionnelle. Le plus intéressant, c'est la confection, lorsque le cône de sucre imbibé de rhum est en feu. Le goût de la boisson est aussi intéressant, qui fait au début penser à du feu. L'idéal, c'est de déguster ce mélange en écoutant le film associé. Il s'agit d'une comédie en noir et blanc de 1944 nommé "Die Feuerzangenbowle" ("Ce diable de garçon" en français). Pour un vieux film, ce n'était pas si mauvais et même relativement drôle lorsque l'on comprend un peu l'allemand.
Bref, une expérience à vivre!




Feuerzangenbowle
Lorsque le cône de sucre est en feu!

3 bouteilles de vin rouge
Clou de girofle, bâtons de canelle
1/2 bouteille de Rhum (54%)
3 oranges
1 citron
1 pain de sucre

1- Presser le jus des oranges et du citron.

2- Dans un chaudron séparé, mélanger les épices et le vin. Chauffer, mais SANS faire bouillir!!!

3- Verser le jus et le mélange de vin dans un bol à punch (ou un chaudron à fondue chinoise par exemple) qui doit être réchauffé par un réchaud.

4- Déposer le cône de sucre sur un support approprié, puis l'arroser avec du rhum afin de pouvoir le mettre en feu.

5- Admirer! (et déguster lorsque le feu est éteint)

jeudi 4 décembre 2014

Weihnachtsmarkt (Partie 1): Dortmund

Un petit apercu du marché de Noël à Dortmund
Vendredi dernier, j'ai été à mon premier vrai marché de Noël allemand (à moins que le marché de Noël allemand à Québec compte...). À 15h30, nous nous sommes rendus à train à Dortmund, où nous sommes restés jusqu'à 21h00. Ce marché est le plus gros de l'Allemagne avec ses 300 stands. Son sapin de Noël est immense, composé de dizaines de petits sapins (non, non, ce n'est pas un vrai!). J'y ai aussi dégusté un Glühwein (vin chaud aux épices), un chocolat chaud, ainsi qu'une patate au four au fromage et au Kräuterquark. Malgré mes pieds gelés (oui, oui, il fait tout de même froid en Allemagne! Mais il faut avoué que je n'avais pas de bottes...), j'ai vraiment apprécié cette expérience. Prochain rendez-vous: Paderborn!

L'imense sapin de Noël de Dortmund

samedi 18 octobre 2014

L'intégration sociale en Allemagne

Personnellement, mon intégration sociale en Allemagne s'est relativement bien passé. Évidemment, puisque mon copain est Allemand, c'était plus facile. Il m'a présenté ses amis et, dès ce moment, j'étais bien intégrée dans la culture allemande et tout.
Je me suis par contre fait des amis par moi-même. Au travail par exemple, il y a d'autres jeunes qui font un FSJ comme moi. De plus, avec les séminaires, je suis toujours en contact avec des personnes de mon âge. Enfin, en faisant un cours d'allemand, j'ai rencontré des gens (des étrangers, mais ça ne fait rien). La majorité sont tous plus âgés (je crois que je suis la plus jeune...), mais j'ai créé des liens avec une Asiatique.
Pour les personnes qui arrivent en Allemagne en ne connaissant personne, je crois que c'est un peu plus dur de s'intégrer. Par contre, sans gêne et en s'inscrivant à des activités quelconques, je pense que c'est très faisable de s'intégrer puisque les Allemands sont (majoritairement) très ouverts. Il faut cependant être régulièrement en contact avec les autres. Mon amie Asiatique fait une année Au pair et elle n'est donc pas en contact avec des gens. Il faut donc qu'elle fasse plus d'efforts pour s'intégrer et se faire des amis (ce qu'elle ne fait pas... elle n'a donc pratiquement que des amis Asiatiques qu'elle connaissait déjà avant d'aller en Allemagne).
En résumé, si tu veux t'intégrer, mais que tu ne connais personne au départ et que tu es anti-sociable, ça ne fonctionnera pas.

S'intégrer socialement, c'est aussi recevoir de l'attention

mercredi 15 octobre 2014

Cuisine de l'Allemagne (Partie 1): Nussecken

Dernièrement, j'ai testé cette recette vraiment délicieuse! Peut-être avez-vous déjà dégusté des Nussecken (littéralement "coins aux noix") provenant d'une boulangerie en Allemagne? Mais fait maison, c'est toujours bien bon!
Je vous partage donc cette recette provenant du livre de recettes de Dr.Oetker (qui contient de nombreuses recettes délicieuses!)

Nous avons fait 114 Nussecken... Miam!
Nussecken
(environ 30 morceaux)

Pour la pâte
225g de farine
1 c. à thé de poudre à pâte
100g de sucre
1 paquet de sucre à la vanille (ou 1 c. à soupe de vanille)
1 oeuf
1 c. à soupe d'eau
100g de beurre mou ou de margarine

Pour la garniture
150g de beurre
150g de sucre
2 paquets de sucre à la vanille (ou 2 c. à soupe de vanille)
3 c. à soupe d'eau
100g de noisettes moulues, en poudre
200g de noisettes grossièrement hâchées
3 c. à soupe de confiture d'abricots

Pour le nappage
100g de chocolat noir

1- Préchauffer le four à 180°C pour un four à convection et à 160°C pour un four à air pulsé.

2- Mélanger la farine et la poudre à pâte dans un bol. Ajouter tous les autres ingrédients de la pâte et mélanger à l'aide d'un mixeur à main ou simplement à la main. Faire une boule avec la pâte.

3- Pour la garniture, mélanger le beurre, le sucre, le sucre à la vanille et l'eau dans un chaudron. Faire chauffer lentement, puis incorporer les noix. Retirer le mélanger du feu et laisser reposer pendant 10 minutes.

4- Étendre la pâte dans une tôle à gâteaux (40 x 30 cm) préalablement préparée avec du papier de cuisson. Recouvrir la pâte avec la confiture d'abricots, puis avec le mélange de noix. Mettre au four environ 25 minutes.

5- Laisser refroidir la tôle, puis couper la pâtisserie en carrés (8 x 8 cm), pour ensuite couper les carrés en diagonal pour former des triangles.

6- Pour le nappage, faire chauffer le chocolat dans un bain-marie et y tremper les coins (2) de chaque triangles.

samedi 20 septembre 2014

Premier cours d'allemand

La semaine passée, j'ai été à la VHS (Volkshochschule = "université populaire") pour faire un test afin de savoir dans quel cours d'allemand je devais m'inscrire. Je vous recommande personnellement de ne pas vour déplacer pour faire ce test parce qu'il n'est pas du tout significatif... Je veux dire, il n'y avait qu'une vingtaine de questions à choix de réponse qui ne vérifient pas le côté compréhension ou communication orale. À la fin de ce texte, la madame m'a dit que je devrais être dans le cours A2 partie 3 ou B1 partie 1, mais qu'il n'y avait malheureusement pas de professeurs pour ces deux cours. Elle m'a donc dit que je pouvais essayer A2 partie 2 (qui était mardi) et B1 partie 2 (qui était lundi).
Lundi dernier, je suis donc allée dans le cours d'allemand B1 partie 2. Je ne sais pas si c'était à cause de l'enseignante, mais j'ai eu beaucoup de facilité dans le cours (nous avons revu les saisons, les jours de la semaine, l'heure...). Tellement qu'après une heure, la professeure, qui avait bien remarqué que je connaissais toutes les réponses, m'a dit que je pouvais essayer B2 si je voulais.
Je suis donc allée, mardi dernier, au cours B2. J'ai compris toutes les instructions et tous les exercices. Évidemment, je ne connaissais pas tout le vocabulaire (et les autres non plus), mais c'est ce que j'ai le plus besoin d'apprendre en allemand. Je me suis donc inscrite au cours d'allemand B2. C'est seulement par la suite que je me suis rendue compte que c'était B2 partie... 3!!! Quoi?! Il est maintenant trop tard pour changer d'idée...
Petite jeu-questionnaire: Combien d'heures de cours faut-il avoir normalement pour être de niveau B2?
En tout cas, c'est certain que je ne les aies pas! Advienne que pourra, je tente ma chance! (Il faut par contre noter que je suis en Allemagne depuis maintenant trois mois que je parle seulement allemand jours et nuits! - sauf quand je parle avec mes parents et amis du Québec, évidemment)
J'ai eu de la chance que le cours B1 soit avant le cours A2! Ouf!

Pour ceux qui ne savent pas comment fonctionne le système de niveau de langue, il s'agit du « Cadre européen commun de référence pour les langues ».

Explication rapide du Cadre européen commun de référence pour les langues

dimanche 24 août 2014

Obstacles de l'apprentissage de l'allemand

J'ai décidé d'établir une liste des obtacles rencontrés depuis que j'ai commencé à apprendre l'allemand, qui n'est évidemment pas si facile à apprendre lorsqu'on parle français.

1- Au départ, le plus difficile est d'apprendre un nouvel alphabet. Eh oui, parce que les lettres se prononcent différemment et qu'il est très important de savoir comment les prononcées si on veut être capable de lire quelque chose! 
Par exemple:    e = "é",    u = "ou",    w = "v",    ü = "u",    ö = "eu",    ä = "è",    ß = "ss"...

2- Puis, vient le temps d'apprendre des noms communs... avec leur genre (masculin, féminin, neutre). Ce qui est perturbant, c'est que, par exemple, en français, on dit "le pont" (donc masculin), mais en allemand c'est "die Brücke" (donc féminin). Et, évidemment, il n'y a pas de truc concret (à part peut-être celui-ci...). Il faut donc tout réapprendre, parce qu'après il faut faire les déclinaisons dépendemment si c'est nominatif, accusatif, datif ou génitif... Pour ma part, ce ne sont pas les déclinaisons que je hais, mais bien le genre des noms.
Bon, pour la déclinaisons des adjectifs, c'est autre chose...

 3- Ensuite, il faut toujours se rappeler que le verbe doit être à la deuxième position. Cette règle n'est pas très difficile à appliquer, mais lorsqu'il faut utiliser une conjonction et/ou plusieurs verbes,
ça se corse. Dans mon cas, il m'arrive d'oublier le verbe (à la fin) parce que la phrase est trop longue.
Par exemple: Ich will Deutsch lernen, weil ich viele Sprachen sprechen möchte. (Je veux apprendre l'allemand parce que j'aimerais parler beaucoup de langues.)

4- Par rapport aux verbes, il est aussi difficile d'apprendre les verbes séparables, comme aufstehen. Le plus compliqué, c'est quand il y a deux verbes pareils, mais dont un est séparable et l'autre ne l'est pas, comme übersetzen (séparable = passer d'une rive à l'autre en bateau, non-séparable = traduire).

5- À un moment où à un autre, on se fait aussi dire que l'allemand est difficile et incompréhensible; que c'est une langue avec des mots "à coucher dehors". C'est parfois un peu décourageant, mais quand on aime les langues, il n'y a habituellement pas de problèmes.

6- C'est lors d'un voyage dans un pays germanique que peut survenir le plus gros obstacle: l'incompréhension. Normallement, les allemands comprennent qu'ils s'adressent à un étranger et ils s'adaptent en conséquence. Par contre, c'est lorsqu'on est dans un groupe que c'est le plus ardu... Les gens parlent entre eux et ils parlent vite. Ils racontent des blagues, ils rient et tu ne comprends rien. Pour moi, c'est l'une des plus grosses difficultés parce que tu veux comprendre et rire toi aussi! Au fil du temps, les oreilles s'adaptent et on comprend tous les jours un peu plus!

7- Je trouve aussi que les allemands ne nous rendent pas la vie facile avec leurs mots semblables, mais qui ne se prononcent pas de la même façon, et donc ont un sens totalement différent.
Par exemple:    Kirsche (cerise) - Kirche (église),    heiß (chaud) - eis (glace)...

Si je rencontre d'autres obtacles, je mettrai l'article à jour et je changerai la date pour qu'il apparaisse en premier.